[CUBA #3] - L'ÉCONOMIE COLLABORATIVE À CUBA

Tout d’abord, partons d’un constat simple : il n’y a presque pas d’entreprises collaboratives présentes à Cuba (hormis Airbnb, et Bitcoincuba.org) ! Et c’est pas faute d’avoir cherché...

En effet, la situation du pays compromet toute initiative collaborative : les initiatives entrepreneuriales limitées par le gouvernement, la présence de deux économies et de deux monnaies (une pour les étrangers et une pour les locaux), l’accès restreint à internet (environ 4% des cubains)...

 

En tant que touristes, il a été assez difficile d’avoir recours à l’économie du partage car l’exécutif fait en sorte que les touristes soient un maximum taxés pour entretenir la rente touristique ! Par exemple, il n’est pas légal d’être hébergé gratuitement par un local sur couchsurfing ou de monter dans la voiture de n’importe quel cubain... 

À présent penchons nous sur l’envers du décor ! L’entraide au sein de la communauté cubaine nous a semblé très ancrée dans les mœurs. Une fois dépassée la relation commerciale liée à notre statut d’européennes – et qui fait de nous des portemonnaies ambulants - les cubains sont d’une générosité sans fin et toujours prêts à rendre service. De façon naturelle, ils pratiquent le troc, échangent et partagent leurs biens (les taxis sont collectifs par exemple étant donné le nombre limité de voitures en circulation)...En dépit de l’absence d’entreprises collaboratives, l’économie collaborative est déjà présente dans la culture cubaine !

Dès lors quel futur pour l’économie collaborative à Cuba ?

Le futur de l’économie collaborative à Cuba semble placé sous des augures plutôt positives. Tout d’abord la normalisation des relations avec les Etats-Unis (Obama était en visite à Cuba le 21 mars), qui se traduira peut-être par la fin de l’embargo, favoriserait l’implantation des géants de l’économie collaborative sur l’ile (Uber, Blablacar...). Cuba constitue en effet un nouveau marché et de surcroit en plein boom touristique !
Par ailleurs, d’une part, la dérégulation et l’assouplissement des règles instaurées par le régime de Castro devraient permettre aux initiatives entrepreneuriales de se multiplier. D’autre part, l’ouverture technologique et la démocratisation d’internet (50% de la population devrait avoir accès à internet en 2020) pourraient faciliter l’utilisation de ces plateformes par les consomm’acteurs cubains et étrangers !

 

*_*_*_*_*_* ENGLISH VERSION *_*_*_*_*_* 

 

After one month spent in Cuba, our first thoughts about the sharing economy are mitigated. Let's start with the negative part, if you want to start with the positive ones, scroll down!

First of all, there are almost no collaborative companies in Cuba (except Airbnb and bitcoincuba.org)... And we searched a lot!

Indeed, the specific situation of Cuba limits the collaborative initiatives: entrepreneur initiatives restricted by the law, existence of a double economy with two different currencies (one for the tourists and one for the locals), the Internet access limited (only 4% of the population has access to the Internet)...
As a tourist, it's difficult to use the sharing economy to travel in Cuba (as the government wants to get a maximum of money from tourism...). For instance, it's not legal to be hosted by a local for free (and thus to use couchsurfing) or to hitchhike and get in a Cuban car...

But now let's talk about the nice part ! Helping and Sharing with each other is part of the Cuban culture ! Once the commercial relationship (as occidental tourists) is overpassed, the Cubans are nothing but generosity and helpfulness. Naturally and on a daily basis, they already donate, exchange and share everything (taxis for instance are collective since there is a limited amount of cars in circulation)... Despite the lack of sharing economy companies, the collaborative economy is already everywhere !

What's the future of the sharing economy in Cuba ?

The future of the sharing economy in Cuba seems to be auspicious. First of all, the normalization of the relationship with the United States (Obama was in la Havana on the 21st of March!), might lead to the end of the embargo which would encourage the implantation of the Giants of the collaborative economy on the island (Uber, Blablacar...).
Cuba is indeed a new market for these companies, even more with the touristic boom.
Moreover, on the one hand, the deregulation and loosening of the rules set by Castro should easier entrepreneur initiatives. On the other hand, the technological opening and Internet democratization (50% of the Cubans is supposed to have an Internet access in 2020) would facilitate the use of these platforms for both Cubans and foreign consumers.