[BOLIVE #2] - UNE ÉCONOMIE DU PARTAGE SANS CONFIANCE OU L'IMPOSSIBLE ÉCONOMIE COLLABORATIVE

L'heure des bilans collaboratifs en Bolivie a sonné ... Et le résultat est pour le moins mitigé !

Après deux semaines passées dans la communauté chamanique, ashram et écologique de la Janajpacha et une dizaine de jours occupés à sillonner les plus beaux lieux de Bolivie, il est temps de faire un point sur l'état de l'économie collaborative dans le pays.

 
 

Comme nombre de pays peu développés, la Bolivie offre un nombre réduit d'alternatives collaboratives. Il est donc plus difficile de se déplacer, se nourrir ou se loger grâce à l'économie solidaire que dans des pays plus développés - car plus connectés et surfant sur la vague collaborative, comme le Chili par exemple.

De surcroît s'ajoute à cet obstacle, la situation très particulière de la Bolivie où règnent le manque de confiance et la violence à l'égard des touristes ! En effet, nombre d'incidents impliquant des touristes enlevés et volés ont été reportés. Ainsi, faire du stop, par exemple, nous a été fortement déconseillé...et ce par des boliviens. Si 3 heures sous le soleil Cubain à attendre d'être prises en stop ne viennent pas à bout de notre motivation, la peur d'être agressées suffit à nous décourager !

L'absence d'offre dans le domaine de l'économie collaborative et les risques inhérents à l'immersion dans la culture bolivienne sont des obstacles rédhibitoires à un voyage 100% collaboratif en Bolivie. En effet, l'économie collaborative s'opère au sein d'une communauté où procèdent échange, don et troc des biens et services communs, ainsi le manque de confiance nuit gravement à l'existence d'une communauté et donc aux pratiques collaboratives.

Dès lors comment optimiser nos chances de faire du collaboratif en Bolivie ?

Souhaitant visiter la sublime Isla del Sol, sillonner les routes sableuses et salées du Désert d'Uyuni et muscler nos mollets en escaladant le glacier de Huyuna Potosi (6088m tout de même..), nous avons contacté des agences de tourisme et, en échange de réductions significatives sur leur prix, nous avons réalisé de la publicité pour leurs offres. C'est ce qui s'appelle improviser du collaboratif !

En conclusion de notre mois en Bolivie, il nous a semblé que, contrairement à Cuba où l'absence d'Internet et les contraintes imposées par le gouvernement, le manque de confiance et la violence nuisent au développement du fait collaboratif.

 

 

 

*_*_*_*_* ENGLISH VERSION *_*_*_*_*

 

 

It is time to take stock of the state of the sharing economy in Bolivia...and the result is mitigated! 

After two weeks in the ashram, shamanic and ecological community of Janajpacha and a dozen of days spent visiting the most beautiful places of Bolivia, it is times to focus on the state of the collaborative economy in the country!

Like many other under-developed countries, Bolivia offers only few collaborative options. As a consequence, it is more difficult for tourists to eat, sleep and travel only using the sharing economy than in other developed countries – as they are more connected and willing to surf on the collaborative wave, like Chile for example.

Also, the situation in Bolivia doesn’t foster the development of the Sharing Economy; indeed, the country suffers from violence and a lack of confidence. There are significant cases of tourists robbed in the country. For example, we have been told NOT to hitchhike there by...Bolivians! If 3 hours waiting for a car to stop under the sun in Cuba are not enough to discourage us, the fear to be aggressed is clearly enough!

In a nutshell, the lack of offer in the collaborative economy and the risks in Bolivia for tourists to get injured are obstacles to a journey in the country only using the sharing economy. 

So, how did we optimize our opportunities to travel in a collaborative way in Bolivia?

As we wanted to visit the wonderful Isla del Sol, the Uyuni desert and hiked on the frozen mountains of Huyuna Potosi at 6088meters high, we contacted local travel agencies and, in exchange of discounts on the prices of the excursions, we did for them some adverting. That’s how you improvise some collaborative initiatives!

As a conclusion of our month in Bolivia, it seems that the lack of confidence and the violence in the country are significant obstacles to the development of the sharing economy – oppositely to Cuba where the poor state of the sharing economy was the consequence of no Internet access and the constraints from the government.